En plein développement, la livraison collaborative profite de l’essort de l’économie de partage, concept controversé, initié il y a quelques années par l’application mobile de transport de personnes Uber.

L’économie de partage consiste à mettre en relation des utilisateurs et des fournisseurs de services via des applications web ou mobile en ligne.

Uber a été le précurseur de cette activité.

Pour rappel, cette application mobile est spécialisée dans la mise en relation de chauffeurs et de conducteurs pour des transports de personnes en ville (notamment à Paris).

Il existe cependant ce type de service dans tous les domaines.

Nous pouvons citer parmi les plus connus, Airbnb avec la location d’appartement de particulier ou bien BlaBlaCar, la célèbre plateforme de covoiturage.

Notre domaine d’activité, le transport de marchandises en milieu urbain par coursier à Paris n’est pas épargné non plus.

L’avènement du e-commerce ces dernières années, a augmenté le besoin d’obtenir rapidement les produits commandés par les internautes dans les boutiques en ligne.

De nouveaux acteurs ont alors fait leurs apparitions en mettant en relation les commerces de proximité et les particuliers.

En terme de fonctionnement, il suffit simplement de télécharger l’application mobile puis de s’inscrire pour pouvoir faire livrer ses colis par un étudiant ou une personne cherchant à arrondir ses fin de mois.

Limitées pour le moment aux petits commerces, ces pratiques vont-elles se développer et atteindre le secteur B2B ?

Rien n’est moins sûr.

En effet, la qualité des services dispensés par ces nouveaux arrivants est loin d’être optimale.
Ces derniers étant effectués par des particuliers souvent peu formés aux métiers du transport et des courses rapides.

a. Des services peu qualifiés :

Transporteur, ça ne s’improvise pas.

Effectuer une course en respectant les impératifs de sécurité n’est pas si évident. La prudence s’impose et la connaissance d’un environnement complexe est très importante.

De plus, le respect des délais et souvent vital pour les clients qui comptent sur vous, car vous êtes la dernière roue du carrosse.

Comment réagir pour un particulier en cas de panne de véhicule ? Y a t-il un plan B pour assurer la course ?

Et pire, en cas d’accident ou de colis détérioré, comment cela se passe t-il ?

Encore une fois l’expérience est essentielle, et la nécessité d’une équipe soudée et d’un réseau solide primordiale.

b. Réglementation non adaptée :

Il faut ajouter que ces types de services représentent des cas de concurrences déloyales flagrants.

Etre transporteur professionnel c’est être titulaire, pour le responsable de la société, d’une licence de transport obligatoire.

C’est également proposer un parc de véhicules adaptés et assurés pour le transport de marchandises selon les normes en vigueur.

Etre transporteur ne s’improvise pas avec un simple permis de conduire. Il s’agit d’un métier aux multiples facettes, qui nécessite des compétences et un réel savoir faire.

Un service de qualité et la confiance accordée à un prestataire de longue date ayant fait ses preuves ne se bradent pour quelques euros.

Voilà l’idée que nous nous faisons de notre métier : des services sur mesure et le souci constant de l’intérêt de nos clients.