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Devenir coursier : le salaire d’un coursier

Le salaire d'un coursier

L’activité de transport de plis et de colis est très règlementée.

Elle relève de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport (lien ici).

En ce qui concerne les rémunérations dans ce secteur, un barème qui les indiquent y est présenté.

Ci-dessous, un focus sur les différents traitements que l’on peut trouver dans cette corporation. 

Les différents statuts possibles :

1. Coursier salarié dans une société :

C’est le statut majoritaire du coursier urgent.

Celui-ci est salarié et officie généralement dans les quelques 1400 sociétés existantes en France dont plus de la moitié sont concentrées en Île-de-France.

Dans une société, le salaire d’un coursier est de 1500 euros nets pour un débutant et d’environ 2200 euros nets pour un livreur confirmé.

En terme d’avantages, outre la prime repas, un coursier salarié peut bénéficier d’une prime d’assiduité, de sécurité ou d’habillage (bonne présentation devant la clientèle).

Il se peut également qu’une prime de fin d’année soit distribuée.

2. Le coursier indépendant :

Le coursier indépendant peut exercer sous le statut de commerçant ou d’auto-entrepreneur (voir ci-après).

Ce dernier peut également opté pour une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou une SASU (société par actions simplifiée à associé unique).

a. Le coursier indépendant sous le statut de commerçant :

Il travaille en sous-traitance pour des sociétés de transport ou bien il dispose de sa propre clientèle.

Il doit être affilié aux caisses de retraite et d’assurances chômage.

Il gagne en moyenne 2218 euros nets par mois (Source : JDN – FCGA, 2009).

b. L’ auto-entrepreneur :

L’auto-entrepreneur est limité à la somme de 32 900 euros pour son chiffre d’affaire annuel.

Le développement des plateformes e-commerces et des applications mobiles de livraison de repas a permis la création d’un nombre important de micro-entreprises ces dernières années.

Ces dernières sont rémunérées via un système de livraisons à la performance.

Dans ce domaine, un coursier auto-entrepreneur peut espérer une rémunération de 60 à euros à 80 euros bruts par jour pour une dizaine de course effectuées en moyenne.

Les charges pour un auto-entrepreneur sont de l’ordre de 25% (hors statuts spécifiques).

Les salaires mensuels dépassent donc le SMIC.

Attention cependant à la précarité que peut générer ces nouveaux modes de fonctionnement !

Il est aussi important que l’auto-entrepreneur veille à ce que ses services ne soient pas limités à un seul client afin que l’administration fiscale ne le taxe pas au motif de travail salariat déguisé.

c. Via une EURL ou une SASU  :

Les formalités de création et de gestion d’une EURL sont plus complexes que celles d’un auto-entrepreneur (la gestion d’une SASU est quand même plus simple qu’une EURL).

Ces deux statuts permettent de faire la distinction entre le patrimoine personnel et professionnel du gérant ou du président.

La responsabilité de celui-ci est limité à ses apports (fonds personnels injectés à la création).

Dans le cadre d’une SARL et d’une SAS, il est possible de lever des fonds en intégrant de nouveaux associés.

La rémunération au bon :

La rémunération au bon ou le traitement à la tâche n’est pas autorisée par le législateur.

Ce mode de rémunération est illégal en France.

Les pourboires :

Ils existent, mais ils dépendent du donneur d’ordre et sont donc aléatoires…

Il se peut qu’un particulier ayant apprécié le travail d’un livreur lui offre quelques euros de gratification.

Mais c’est loin d’être toujours le cas.

Dans le cadre de transports réguliers quotidiens (tournées), il y a peu de chances pour que cela se produise.

Vous avez besoin d’informations sur notre métier de transporteur ?
N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande 🙂
2 réponses
  1. Boran
    Boran dit :

    Bonjour je voudrais créer ma propre société de livraison/sous traitant qui soit actif dans tout le territoire français. Je n’est pas encore d’expérience dans ce domaine. Dû coups je voudrais savoir les étapes à effectuer et est il possible de travailler continuellement sous forme de contrat avec des sociétés de transport. Et à t’on Un avenir à long therme dans ce secteurs avec une évolution positive. Merci cordialement

    Répondre

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